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  • Né à Caracas, Venezuela, Carlos Ayesta s’installe à Paris, afin de prolonger son cycle d’études. Il intègre donc l’Université de Paris 8, en section Cinématographie puis le Centre Iris.Il fait partie du Collectif de photographes trois 8,avec lequel il travaille pour de projets artistique et de ...
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    Né à Caracas, Venezuela, Carlos Ayesta s’installe à Paris, afin de prolonger son cycle d’études. Il intègre donc l’Université de Paris 8, en section Cinématographie puis le Centre Iris.Il fait partie du Collectif de photographes trois 8,avec lequel il travaille pour de projets artistique et de communication...
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Ayesta : Ce qu'en pensent les pros

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    Un seul personnage. Un seul lieu. Une série d’images sans bavardage qui nous permettent, par bribes, de découvrir une situation, de suivre une narration, précise, intense. Implacable en fait. Carlos Ayesta rencontre – et nous avec lui – un personnage devant le parking du Forum des Halles, à Paris. Belle tête, petite moustache, vêtu de noir. ... Lire la suite

    Un seul personnage. Un seul lieu. Une série d’images sans bavardage qui nous permettent, par bribes, de découvrir une situation, de suivre une narration, précise, intense. Implacable en fait. Carlos Ayesta rencontre – et nous avec lui – un personnage devant le parking du Forum des Halles, à Paris. Belle tête, petite moustache, vêtu de noir. Pris sur fond rouge, la couleur qui hantera et dessinera toute la série, il pose. Le rouge, dans son intensité, ses variations, ses moments de brillance lisse, de peinture écaillée, c’est un rouge de théâtre. Le personnage est un acteur dont nous ne saurons pas tout. Dont nous devinerons beaucoup. Nous nous tromperons aussi puisque la photographie ne nous apporte guère d’informations précises mais nous laisse là, face à des formes qui s’organisent sous le travail de la lumière. Une lumière de théâtre aussi, ou qui pourrait par moment être théâtrale. Des halos, des poursuites. Une façon de révéler, de cerner aussi. Dans ce théâtre le personnage fait l’acteur, est acteur. De lui-même ? Est-ce que le photographe est le metteur en scène ? Parfois oui, lorsque la pose se résout dans une frontalité, parfois peut-être, quand on joue avec les cabines téléphoniques. Peut-être parce qu’ils ont peut-être décidé cela à deux, l’acteur et le photographe, le modèle et l’opérateur. Cela commence avec un accueil une « bienvenue », cela se termine par une indication de sortie, flèche blanche sur fond rouge. Toutes les flèches sont blanches. Il y a du blanc, d’ailleurs, du blanc sali, celui des murs qui vrillent vers le niveau inférieur, taggés, le blanc des néons qui font mal aux yeux, tachés de suie de fumées d’échappement. Crade. Puis il y a une histoire, un épisode, en tout cas. Le personnage descend la rampe, on voit son visage derrière une meurtrière découpée dans la cloison. Puis, tout habillé, il dort dans un duvet. Il dort là. Est-ce qu’il habite là, vraiment ? Sur le mur écaillé, rouge sang, vermillon intense un petit médaillon en plastique, épinglé : photo de famille, enfants. Peut-être qu’il vit vraiment là. Vivre ? S’agit-il d’un travailleur du parking qui n’a pas d’autre lieu ? D’un de ces travailleurs bien mis qui sont dans une situation de dénuement extrême ? D’un de ces parias qui portent beau par dignité ? Qui est-il ? On ne sait. La photographie ne prouve rien, elle donne à voir. Ici, ce qu’elle donne à voir c’est l’incroyable force d’images tendues entre réalisme et fiction, entre un cinéma qui pourrait être documentaire en assumant une part de théâtralité. Elles ont un impact, elles nous laissent pantois. D’autant plus que rien ne vient lever le doute. Que nous imaginons le pire parce que nous savons d’expérience qu’il est là, tout près. Que ces sous-sols de Paris sont ainsi pleins de personnages dont la littérature s’est emparée depuis bien longtemps de Hugo à Zola, mais qu’ils existent bel et bien. Il ressemble à certains d’entre eux. Il est peut-être l’un d’entre eux. Comment savoir ? La photographie continue à nous fasciner parce qu’elle dit que quelque chose, dans l’espace en trois dimensions, a dû exister pour qu’elle puisse faire image. C’est aussi ce « quelque chose » qui en jeu ici, avec une maîtrise telle que nous sommes incapables de dépasser ce qui s’est inscrit là et nous fixe. Il ne faut rien dévoiler, juste laisser les images agir. S’interroger sur le titre (RE) NOUVEAUX DEPARTS juste parce qu’il oblige à retourner aux photographies, au travail de lumière, au cadre, au personnage, au photographe. Je repense au plafond rouge auquel est accrochée une ampoule électrique. Je repense à l’énigme. Christian Caujolle.

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    Caujolle Christian , sfr jeunes talents

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